Cher audionautes,
Ne nous laissons pas impressionnés par la bêtise, nous savons tous qu'elle n'a pas de limites.
Les majors éditeurs n'ont toujours pas de solutions. Ce procès est une fuite en avant, ils cherchent à gagner du temps.
Hélas pour eux, le temps ne joue pas en leurs faveurs.
Nous attendons tous, sans surprise, les mesures qui seront prises suite au rapport Olivienne. ( la Fnac a augmenté son chiffre d'affaires de plus de 20% grâce à l'informatique…La vente liée est toujours de mise…)
Les artistes contemporains se doivent de réfléchir sérieusement sur le fond du problème et choisir leurs camps.
Il est évident que le rapport de force est inéquitable. Tous les formats propriétaires commencent à s'effondrer. C'est la panique à bord.
Musiciens, avez-vous oubliez que le blues est sorti des champs de coton ? Qu'il a donné naissance au rock ? Que ce dernier était considéré comme une propagande communiste, subversif ? Avez vous oubliez que ce blues a aussi donné naissance au jazz ? Que ce dernier n'a été considérer par les élites qu'un quart de siècle après sa naissance ? Pourtant, le système les a bien récupérés, intégrés, digérés, utilisés, rentabilisés, exploités, surexploités, et il n'y a pas une pub qui ne les utilise pas !
Aujourd'hui, le retour du bâton n'est que justice ! Et ce n'est pas la justice que nous offre RIAA, Sacem et consorts. Il ne reste plus que trois gros majors et quelques indépendants en difficultés. Les seuls qui en tirent profit sont les éditeurs. Les producteurs et les distributeurs n'ont déjà plus leur place. Tous subventions, taxes, et procès ne serviront qu'à amplifier la dérive et non pas à trouver un équilibre, encore moins à dépassionner le débat.
Dire que cela va tuer la culture, n'est qu'un mensonge qui ne trompe personne. C'est même le contraire. Le seul souci des acteurs concernés est de conserver des acquis d'un système pervertis. Même un Mozart ne voit plus le jour s'il ne fait pas parti du milieu. Et j'en ai rencontré des pointures, je parle donc en connaissance de cause.
D'autre part, nous n'avons plus le droit de sacrifier une jeunesse, de les amener dans une voie sans issue. C'était déjà vrai hier, mais plus encore aujourd'hui. Que certains grands noms s'amusent à nous donner des leçons n'a aucun intérêt. Ils sont complices et donc coupables de ce jeu malsain par manque de discernement, ce qui n'a rien d'artistique.
Le conservatoire, n'est qu'une école d'interprètes ! Ne les confondons pas avec un créateur…et je ne connais pas beaucoup de compositeur sorti de cette école à part certains d'entre eux qui se sont remis en question et sont sortis des chemins battus.
Tout n'est que business ? Non, c'est une erreur grossière. Il est vrai que l'art et l'argent sont de tout temps liés. Que l'argent est devenu maître dans nos sociétés. Mais la jouissance cérébrale ne s'achètera jamais. Certains la dénomment travail accompli, mais pour la musique c'est le jeu qui compte. Depuis 30 ans le milieu applique la même recette et plus personne n'en veut. Ce n'est qu'une masturbation sans fin. Techno, rap et dérivés ne sont que récup et recyclage. Pire, l'essence du message artistique passe en second lieu. Pourtant, des artistes, il n'y en a jamais eu autant, des blancs, des noirs, des vrais, des faux, des biens, des nuls, ceux d'un jour et ceux de toujours…
Ceux de toujours, ceux qui donnent tout et ne gardent rien, ceux qui ouvrent les portes, les yeux et les oreilles à notre place, ceux qui portent le monde et n'attendent rien d'autre qu'il soit meilleur… Ceux là, qui nous change la vie, nous apporte le soleil, chauffe nos cœurs et nos l'esprits, nous donnent forces, volontés, courages, et mêmes espoirs… Ceux qui transpirent d'énergies positives malgré leurs faiblesses, ceux-là et eux seuls sont dignes de ce non d'artistes : les reconnaissez-vous dans le show-bizz ? À la télé ? Au conservatoire ?
Ne mélangeons plus torchons et serviettes. Il est temps d'offrir aux jeunes ceux qu'ils sont en droit d'attendre : un monde en Paix! Oh! bien sûr se mot n'est pas de circonstance, puisque nous partons en guerre. Mais dites-vous bien que notre pire ennemi, c'est nous-mêmes si vous ne faites pas plus attention à notre survie.
Alors oui, Jammie est sacrifié sur l'autel de la bêtise. Non, il ne pourrait y avoir des milliers comme elle. Oui, les Sacems majors et consorts ont confisqué l'art. Non, l'art ne leur appartient pas. Oui, le non-sens n'a pas d'issue, oui les solutions existent.
Les droits d'auteurs, copyrights, brevets et autres taxes ne feront plus recette et ne sont pas des solutions d'avenir tel qu''ils sont posés et imposés. L'art et la manière, c'est notre matière, notre lumière n'est pas à vendre…ni à acheter !
Free is my Force…in live!
Et qui peut faire mieux? VOUS, si vous avez compris que nous avons changé d'époque. Ce texte est libre de droit…
À bientôt, sur le fin fond du réseau…