C'est un succès que les regards extérieurs ne peuvent pas expliquer. Rien n'est plus moche et moins ergonomique qu'une page réalisée sur MySpace. Le bordel ambiant (il n'y a pas de mot plus précis), le chaos qui règne à chaque recoin du site est pourtant l'essence même qui a contribué à faire de MySpace le premier site au monde avec 90 millions de visiteurs par mois et 40 milliards de pages vues. Ce côté sans cesse underground malgré un succès populaire énorme, cette possibilité offerte de construire et de personnaliser son propre squat et de visiter celui des amis a contribué à faire de MySpace une mine d'or posée sur des fondations d'argile.
"La raison pour laquelle je suis si déprimée de MySpace maintenant c'est qu'ils ont récemment abattu notre liberté et retiré progressivement nos droits", écrit Tila Tequila sur son blog personnel, hors de MySpace. Elle rappelle qu'elle avait quitté Friendster (alors de loin le réseau social le plus populaire aux Etats-Unis) pour MySpace très tôt, et contacté 40.000 personnes de son réseau pour la suivre sur le site qui allait être racheté par Murdoch. "J'ai le sentiment qu'ils sont devenus si entrepreneuriaux désormais et qu'ils ne vont même plus me permettre de faire des trucs cools sur ma page comme de poster de nouveaux widgets sympas d'autres sites. MySpace ne vous permettra plus d'utiliser que des choses "MYSPACE" maintenant et ça veut dire que vous ne pouvez pas trouver d'autres façon de faire votre promotion. En d'autres mots... vous êtes simplement coincé là-bas et seulement là-bas", regrette t-elle. Elle supplie MySpace de ne pas céder à cette tentation mais se dit prête à quitter le site s'il le faut. Elle y a gagné près de 2 millions d'amis.