


Le ministre de l'intérieur a beau aller se faire vlogger chez Loïc Le Meur, il n'a visiblement toujours pas compris le rapport des forces sur Internet. Jugeant que la licence globale n'est pas "une solution viable", Nicolas Sarkozy a souhaité des sanctions proportionnées "au préjudice" pour les contrevenants. "Se disant plutôt favorable aux sanctions [contre le partage de musique sur Internet], il a estimé qu'il fallait les proportionner 'à la réalité de la faute et du préjudice'", note l'AFP dans un communiqué. Nicolas Sarkozy demande donc à ce que l'on soit capable d'évaluer un préjudice alors même qu'aucune étude sur l'impact de la mise à disposition de MP3 sur Internet n'arrive à la même conclusion. Certaines jugent qu'un téléchargement équivaut à une vente manquée, tandis que d'autres affirment que le téléchargement de MP3 favorise la découverte de nouveaux artistes et influe positivement sur le nombre de ventes. Et quand bien même le préjudice serait-il démontré et évalué, quelle est cette société qui continue à sanctionner les pratiques avant tout culturelles de 8 millions d'individus ?



