Y'a une différence fondamentale d'avec l'époque de Napster : le propriétaire de youtube est plein aux as comme très peu de boîtes le sont.
Ce qui permet tous les rêves de procès pour les ayant-droits, quoi qu'ils demandent, si un juge dit qu'il faut payer, le propriétaire de youtube sera en mesure de le faire, même si pour cela il lui faudra revendre des actions ou en émettre de nouvelles.
Et ça, l'air de rien ça change la donne : quand au pire napster mettait la clé sous la porte, avec youtube, google sera obligé d'assurer et proposer un système de filtre vraiment bien fichu.
Ou alors - évidemment - il va falloir trouver comment mettre les maisons de disque dans sa poche afin d'éviter les procès-fleuve.
Et là je diverge [ ce qui fait beaucoup pour un seul homme, aurait dit le regretté Desproges ] légèrement d'avec Kad sur ce point : face à microsoft qui après tout se contente de fournir les DRM et prélever sa dîme, l'intérêt des majors sera peut-être en l'occurence de réussir à trouver un consensus pour être potes avec google, et partager efficacement la rente de youtube.
Parce que, bon, placez des bandeaux de pub sur youtube, l'avantage du tagging et des réseaux sociaux, c'est que ces bandeaux de pub auront une efficacité mégamaximale, aucun risque de manquer sa cible.
Pratiquement pour la première fois, l'adage classique des marketeux que "la moitié des investissements publicitaires ne sert à rien, mais laquelle ?" serait totalement erroné. Appliquez ça à quelques 200 millions de spectateurs de ces pubs non-bloquables si tant est qu'on les embedde dans le flash un jour, et ça sera ultrarentable, sans compter qu'on tient là un outil de création massive de cerveaux disponibles.