Trois majors auraient des parts dans YouTube
Guillaume Champeau - publié le Jeudi 19 Octobre 2006 à 11h06 - posté dans Peer-to-Peer
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Le New York Times affirme que Universal Music, Sony BMG et Warner Music ont toutes les trois investi dans YouTube, juste avant son rachat par Google. Collectivement, elles devraient recevoir environ 50 millions de dollars grâce à la transaction.
Lorsque Napster est arrivé en 1999 pour chambouler une grande partie de l'économie du disque, les maisons de disques ont tout fait pour tuer le chat électonique. Seul BMG avait senti l'opportunité et proposer 85 millions de dollars pour transformer Napster en poule aux oeux d'or. Mais Universal et EMI n'avaient pas apprécié, et ont porté plainte contre leur consœur. Universal n'a abandonné ses poursuites que très récemment, après avoir racheté BMG Music Publishing, et EMI est toujours en procès.

Cette dernière, c'est sûr, n'a pas changé d'idée en six ans. Si l'on en croit le New York Times, EMI est la seule à ne pas avoir conclu d'accord avec YouTube et à ne pas avoir pris d'intérêt dans la société. Universal, Warner et Sony BMG auraient toutes pris des parts avant l'acquisition par Google, et devraient déjà se partager 50 millions de dollars. Ils bénéficieront en outre d'un partage des revenus publicitaires générés par leurs contenus ou par les oeuvres dérivées de leurs contenus.

Aujourd'hui YouTube est pourtant dans une situation juridique très proche de celle qui a coûté la vie à Napster en 2001. Le site établie une grande partie de sa notoriété sur des contenus envoyés par les utilisateurs, qui sont en réalité des oeuvres produites par des maisons de disques ou des studios de cinéma. Lorsque la justice a condamné Napster, elle avait exigé un niveau d'efficacité de 100 % du filtrage des oeuvres échangées, pour que plus aucune oeuvre protégée ne soit échangée illégalement sur le réseau P2P. Aujourd'hui YouTube est très loin de ce rendement maximal, et le système de filtrage n'existe encore que sur le papier. Les accords signés avec YouTube doivent mettre Google à l'abris de plaintes des trois majors. Mais quelle sera l'attitude d'EMI, et celle des autres ayant droits qui eux aussi peuvent se sentir lésés par YouTube ?

Auront-ils la même attitude qu'avaient eu Universal et EMI à l'encontre de BMG face à Napster ?

La prise d'intérêts dans YouTube par les trois maisons de disques fait par ailleurs peser un grand aléa sur le sort des sites concurrents. Universal a déjà dégainé cette semaine contre Bolt et Grouper, accusés d'avoir laissé sur leur site de vidéo communautaire des clips d'artistes comme Mariah Carey, 50 Cent ou Black Eyed Peas. Elles posent également des questions sur le sort du service de Microsoft, Soapbox. Si Universal, Warner et Sony BMG ont des intérêts capitalistiques dans YouTube, accepteront-ils de négocier avec le site concurrent créé par Microsoft ?
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6 commentaire(s)
 
bile666
Le 19 Octobre 2006 à 11h48
De qui se moque-t-on ??? ah mais j'ai la réponse à ma question : des artistes.....

Ces sociétés ne devraient-elles pas défendre les droits des artistes? dans cet article on se rend compte que c'est pas du tout le cas. Les majors prennent des parts dans un système qu'elles meme condamnent, mais là elles se font 50 mio d'us$, donc on dit rien. Les actionnaires s'en mettront plein les poches, pendant que les artistes ne verront presque rien passer.

Et pendant qu'on y est, on attaque les concurents du youtube, alors que dans le fond, ils font tous le même boulot, mais pas sur un pied d'égalité.



bladebo
Le 19 Octobre 2006 à 11h56
 


Cela serait bien de savoir quand ont été effectuées les investissement avant le rachat de google, car il peut y avoir un méchant conflit "d'interet", les majors ont appris que google allait racheté et hop ils ont fait quelques achats chez you tube avant...
bandityann
Le 19 Octobre 2006 à 15h02
 
toujours une histoire de pognon
et pourtant j'avais entendu dire que les majors allaient porté pleintes contre ce site
foutage de gueule une fois de plus
Sabinou
Le 21 Octobre 2006 à 03h16
Y'a une différence fondamentale d'avec l'époque de Napster : le propriétaire de youtube est plein aux as comme très peu de boîtes le sont.

Ce qui permet tous les rêves de procès pour les ayant-droits, quoi qu'ils demandent, si un juge dit qu'il faut payer, le propriétaire de youtube sera en mesure de le faire, même si pour cela il lui faudra revendre des actions ou en émettre de nouvelles.

Et ça, l'air de rien ça change la donne : quand au pire napster mettait la clé sous la porte, avec youtube, google sera obligé d'assurer et proposer un système de filtre vraiment bien fichu.

Ou alors - évidemment - il va falloir trouver comment mettre les maisons de disque dans sa poche afin d'éviter les procès-fleuve.

Et là je diverge [ ce qui fait beaucoup pour un seul homme, aurait dit le regretté Desproges ] légèrement d'avec Kad sur ce point : face à microsoft qui après tout se contente de fournir les DRM et prélever sa dîme, l'intérêt des majors sera peut-être en l'occurence de réussir à trouver un consensus pour être potes avec google, et partager efficacement la rente de youtube.

Parce que, bon, placez des bandeaux de pub sur youtube, l'avantage du tagging et des réseaux sociaux, c'est que ces bandeaux de pub auront une efficacité mégamaximale, aucun risque de manquer sa cible.
Pratiquement pour la première fois, l'adage classique des marketeux que "la moitié des investissements publicitaires ne sert à rien, mais laquelle ?" serait totalement erroné. Appliquez ça à quelques 200 millions de spectateurs de ces pubs non-bloquables si tant est qu'on les embedde dans le flash un jour, et ça sera ultrarentable, sans compter qu'on tient là un outil de création massive de cerveaux disponibles.
Ch@oS
Le 22 Octobre 2006 à 05h57


Goldy
Le 23 Octobre 2006 à 18h18
 
Ça pus le délit d'initié ce truc. 3 majors qui achètent des parts en même temps, peu avant l'achat par google... tss... je paris qu'il n'y aura même pas d'enquête.
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