Achetez un Zune, une partie du prix va à Universal
Guillaume Champeau - publié le Jeudi 09 Novembre 2006 à 11h13 - posté dans Divers
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C'est un cap important dans l'histoire de l'industrie du disque et dans sa stratégie face à Internet. Microsoft a annoncé qu'il reversera à Universal Music une participation pour chaque vente de son baladeur MP3, le Zune, attendu le 17 novembre aux Etats-Unis.
L'accord est historique puisque pour la première fois l'industrie du disque reconnaît implicitement qu'elle ne peut pas vivre de sa seule musique dans l'univers numérique. Microsoft, qui s'apprête avec le Zune à entrer en compétition avec l'iPod d'Apple, a annoncé qu'il reversera une part du montant de la vente de ses baladeurs à la maison de disques Universal Music. Il précise qu'il est ouvert à un accord du même type avec toutes les majors.

C'est semble-t-il Universal qui a fait pression sur Microsoft pour obtenir un accord de cette nature, en menaçant le géant de Redmond de ne pas lui concéder de droits sur son catalogue sans cette contrepartie. Il s'agit d'un changement important dans l'industrie, qui montre le regard que porte Universal Music sur les centaines de millions de dollars réalisés par Apple grâce à la vente de ses iPod. ITunes ne suffit pas et le numéro un mondial de la musique aimerait bien sa part du gateau hardware.

Les détails de l'accord restent flous mais le New York Times indique qu'Universal devrait recevoir plus de 1 dollar par unité vendue à 250 dollars aux Etats-Unis.

L'accord ne peut qu'éveiller les souvenirs de la licence globale, où toute la stratégie refusée par l'industrie du disque était d'aller prélever l'argent de la musique là où il a tendance à se déplacer : sur les nouvelles technologies. Il est très difficile dans un univers numérique dématérialisé et mis en réseau de vendre de la musique pour elle-même. Dans cet univers, la gratuité est la normalité et le paiement une anomalie. Or les sommes qui étaient autrefois versées directement à la musique sont désormais réservées pour les services et produits qui tirent leur valeur de la musique et de la vidéo. Il s'agit bien sûr des baladeurs MP3, mais aussi pour partie des accès haut-débit à Internet, des téléviseurs, des supports vierges d'enregistrement, des ordinateurs, etc., etc.

Par ces accords contractuels, Universal reproduit l'idée de la licence globale de façon totalement privée, et à son avantage. La maison de disques a annoncé que 50 % des sommes reçues iraient aux artistes (avec quelles clés de répartition ?), alors qu'avec la licence globale - si elle s'inspirait de la taxe pour copie privée, seulement 25 % des sommes auraient été réservées aux maisons de disques. Et bien sûr, les petits labels auront beaucoup de mal (c'est un euphémisme) à négocier des accords similaires avec Microsoft.

Sous prétexte de protéger les artistes, c'est en réalité les grandes maisons de disques qui se sont protégées en refusant la licence globale. Les "petits", eux, exlus des accords privés et laissés au second plan des plate-formes de vente en ligne, continueront à ne rien vendre et à ne rien toucher...
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17 commentaire(s)
 
Rampa
Le 09 Novembre 2006 à 12h33
mais le plus ironique dans cette histoire (et là dite moi si je me trompe) c'est que les zunes payer 1 euro de plus peuvent très bien ne jamais contenir de musique en provenance d'Universal.... moi je trouve ça particulièrement débile
TotoRhino
Le 09 Novembre 2006 à 12h46

Ou encore de la musique achetée légalement.
Faites chauffer les caisses enregistreuses !
Gordon ...
Le 09 Novembre 2006 à 13h18

Ah ben non !
Si tu l'achètes légalement, tu te retrouves avec des DRM (ou MTP, ou GDM).
Si tu achètes un bon vieux CD, tu es obligé de contourner un système anti-copie.

Il faudrait être fou, ou masochiste ...


Déjà qu'il faut être cinglé pour acheter un zune incompatible avec les DRM "play for sure" !
Mais si en plus une partie du prix va à universal, Ms ne risque pas d'en vendre beaucoup.
ferjo
Le 09 Novembre 2006 à 18h25
 
Achetez un Zune
Vous ganhez un voyage en LUNE
hft0
Le 09 Novembre 2006 à 20h06
 


pas pour tous les cd quand même hein et pour les DRM pas sur Emusic...
Niluge_...
Le 09 Novembre 2006 à 20h32
 
La licence globale est évidemment l'avenir de la musique. Sauf qu'une licence globale organisée par l'état ne donne pas suffisamment d'argent aux majors...Les majors préfèrent garder leur contrôle, et donc gagner plus d'argent...

la licence globale risque de s'installer de façon totalement privée, par les majors, et ça va fortement désavantager les petits labels...

EDIT :

Doug Morris,président de Universal Music, a déclaré : " La seule raison pour laquelle nous estimons que c'est un bon partenariat, est que ce qu'il y a de stocké sur ce genre de périphériques n'a pas été obtenu légalement, et nous voulions avoir une sorte de compensation pour ce que nous pensons perdre. (...) Je veux que nos artistes soient payés pour la musique qui rend ces périphériques si populaires. "

En enlevant la dernière phrase on comprend tout de suite le but de Universal Music!

Blague à part, si en France il y a le même procédé, est-ce que l'argent de la taxe qu'on payera lors de l'achat du Zune, sera réparti comme d'ab sauf pour Universal Music, qui aura déjà eu sa part logiquement...
HirOshiMa
Le 10 Novembre 2006 à 16h08
C'est la honte pour Microsoft, se faire racketer par une autre boite, haha !
C'est l'équivalent de la taxe sacem que l'on a ici en france.
shann
Le 10 Novembre 2006 à 16h45
 


Ouééé, c'est sûr, les petits artistes qui pourraient pâtir du téléchargement, c'est la faute aux vilaines majors anti licence globale, pas du tout aux petits malins qui ont décrété normal de télécharger gratuitement la musique.
Kad Redal
Le 10 Novembre 2006 à 18h13
Shan,

Si tu relis, je ne parle pas de poser une taxe sur les produits et services que l'on peut s'offrir après avoir économisé sur la musique, mais sur "les services et produits qui tirent leur valeur de la musique et de la vidéo". C'est très différent.
Sauf à être de très mauvaise foi ou d'être un utilisateur marginal, on sait bien qu'un baladeur MP3 est alimenté principalement par de la musique téléchargée sans payer sur Internet. Il est donc plus logique d'aller "taxer" le baladeur MP3 qu'un pack de lait. Après bien sûr on peut (et on doit) discuter des montants et des objets, mais le principe est relativement ferme et étroit.

En ce qui concerne les petits artistes, oui, c'est la faute aux majors anti-licence globale. Il suffit de comprendre quelques points pour comprendre pourquoi :

- 4 majors en France se partagent 96 % de la musique vendue dans l'hexagone. Ca ne laisse que 4 % à un nombre énorme de "petits", d'indépendants...
- Ces 4 majors décident qu'il est illicite de télécharger leurs chansons, et celles des autres. Mais elles exigent des fabricants de baladeurs qu'ils reversent une part de leurs revenus, pour compenser une pratique qu'elles jugent illicite de l'autre côté. Qui paye au final la somme reversée ? Le consommateur. Celui qui n'a pas le droit pour lequel il paye. Et que reçoivent les 4 % ? Rien.
- En refusant la licence globale, elles maintiennent un cadre juridique dans lequel faire connaître la musique d'un artiste est illicite, sauf si celui-ci décide de placer sa musique en licence Creative Commons (ou assimilable), c'est-à-dire aussi mécaniquement s'il renonce à toute rémunération dans les échanges de musique entre particulier.
- Le seul endroit où trouver légalement de la musique qui rémène l'auteur reste donc les quelques plateformes payantes qui signent des accords pour diffuser les 96 % de musique achetées dans le commerce. Et les 4 majors imposent à ces plate-formes des contrats explicites ou le plus souvent implicites, qui empêchent les 4 % de gagner des parts de marché en accédant à une meilleure visibilité (voir cette news pour illustration)
- En maintenant le statu quo législatif, c'est le développement des petits que l'on freine car on les prive d'un accès à la visibilité, qui est le nerf de la guerre pour tout artiste et label qui souhaite vivre de sa musique.
- Et le téléchargement, qu'il existe ou qu'il n'existe pas, ne change rien, au contraire. Il a tendance à offrir aux petits une visibilité qu'ils ne peuvent pas avoir autrement, dans un univers entièrement cadré par les majors et leurs relations avec les diffuseurs.

S'ils ont refusé la licence globale, c'était absolument pas pour des questions de pure arithmétique économique. Tous les calculs réalisés montrent qu'au contraire la licence globale aurait boosté les revenus de la filière. Mais ils l'ont refusé par calcul à long terme, car ils savent très bien qu'une licence globale permet à chacun de diffuser la musique sans autorisation, c'est-à-dire de faire connaître tout et n'importe quoi sans qu'ils n'aient plus aucun contrôle. Or ce contrôle est pour eux essentiel à leur survie.
Celestus
Le 10 Novembre 2006 à 18h36
 
Il y a un truc que je ne comprends pas.
C'est sans doute une question con mais je me lance

Quelqu'un de plus spécialiste que moi pourra sans doute m'éclairer :

Pourquoi les majors sortent-ils des plate formes avec leurs lecteurs ?

C'est vrai quoi, iTunes, c'est un flop, seul l'iPod est une réussite.

Le Zune va couler parce que KRO a voulu monter une plate forme avec et il n'a pas les droits.

Pourquoi n'ont-ils pas sorti l'iPod et le Zune seuls en laissant soin au consommateur d'y mettre les MP3 qu'ils veulent, se dédouanant ainsi de toute responsabilité ?
shann
Le 10 Novembre 2006 à 18h52
 


Point par point.
1/ N'oublions pas que les majors ne distribuent pas QUE la star ac quand même. J'ai eu un jour la chance d'effectuer un voyage avec une responsable de label - leur portfolio était impressionnant, et beaucoup plus éclectique que ce que je pensais. Après ils ne mettent pas tout en avant, mais c'est peut être plus la faute des goûts de merde des consommateurs que des majors (et le cas est un peu le même pour le ciné).
2/ Mouais, enfin le phénomène est quand même très nouveau, et permets moi d'avoir des doutes sur l'importance de cet argent pour les petites maisons de disque à l'heure qu'il est.
Je note toutefois ton argument sur le long terme.
3/ Là tu m'apprends un truc: on ne peut donc pas vendre sa musique sur internet? Ou bien t'es juste en train de me dire que la musique téléchargée sur les réseaux auraient pu être payée par une licence globale et qu'on aurait pu en reverser une partie aux petits? Mais là j'en reviens à ma première réaction: c'est un peu facile de se déresponsabiliser.
4/ Il me semble avoir trouvé pas mal (pour pas dire beaucoup) de petits artistes intéressants sur itunes. J'ai pas vérifié le label j'avoue.
5/ Non, ce qui prive l'artiste de cela, c'est le fait que personne maintenant ne veut payer pour de la musique. Ne mettons pas la charue avant les boeufs.
6/ Oui, et je ne vois pas en quoi l'absence de licence globale ou de taxe sur le Zune les empêche de faire cela.

Enfin bref, ça m'use un peu ces débats, parce que dans le fond, ce que les gens téléchargent sur le net, ce sont les 96% qu'ils conchient à longueur de temps, et je trouve super hypocrite de ramener les 4% qui restent comme argument ultime.
En fait c'est même pire, ce sont les 5% commerciaux de ces 96% qui sont téléchargés, les gens se fatiguant peu à découvrir les très nombreux petits artistes qu'on peut trouver dans les portfolio de major.
Kad Redal
Le 10 Novembre 2006 à 20h18
Je crois que c'est toi, Shann, qui prend le problème à l'envers.

Effectivement les majors ont bien d'autres choses que la Star Ac'. Tu noteras que je n'ai jamais parlé de la qualité ou non de leur catalogue, ni même de leur volume. Je parle uniquement en terme de contrôle du marché. 4 entreprises... 96 % du marché. Apparemment chez toi ça n'évoque rien mais chez beaucoup on parlerait d'oligopole.
Je ne fais pas partie de ceux qui glorifient la qualité des 4 % restants. Je parle en des termes purement économiques et marchands, puisque lorsque l'on parle d'industrie du disque et de "sauver l'industrie", c'est bien en ces termes qu'il faut parler.

Lorsque tu dis " il faudra sacrément booster le prix pour compenser le volume de musique téléchargée. Un ipod plein peut facilement représenter 300 CD (je te laisse faire le calcul).", on voit (pardon) que tu n'as rien compris au problème. Pourquoi voudrais-tu que chaque CD téléchargé soit rémunéré ? C'est un modèle qui tient bien sûr dans un monde matériel où chaque objet pris est une valeur qui disparaît pour celui qui avait l'objet. Dans un monde où il y a concurrence sur un bien, pour parler en termes économiques. Mais ici nous sommes dans l'immatériel le plus total, où les biens se reproduisent à l'infini sans que la valeur ne disparaisse - c'est toute la différence avec la baguette volée chez le boulanger. On peut télécharger 1 ou 3000 CD sans que ça ne coûte rien de plus à la maison de disques et à l'artiste.
Ce qui coûte, c'est le manque à gagner éventuel. C'est le prix du CD que le téléchargeur aurait acheté sans ces téléchargements. Et ce nombre est nécessairement fini. Il a une limite. Qui n'est pas, pour beaucoup de ceux qui téléchargent 300 CD, de l'équivalent marchand de ces 300 CD.
Le téléchargement gagne donc un autre terrain économique et une nouvelle valeur sociale : l'accès de tous à la culture, sans préjudice pour la maison de disques, au delà du plafond du pouvoir d'achat. C'est ce qu'il y a entre le seuil et le plafond que la licence globale cherche à retrouver. Ce qui est au dessus du plafond n'a pas à donner lieu à rémunération.

Sinon, évidemment on peut mettre sa musique à vendre sur Internet. Si tu veux la vendre sur iTunes, tu devras passer par une major ou par un indépendant. Dans ce dernier cas, il faut avoir signé avec The Orchards, qui a le monopole de distribution des indépendants sur iTunes (sauf erreur de ma part en tout cas). Et donc accepter les conditions définies entre Apple et The Orchards, avec tout ce que ça comporte.

L'économie de la musique n'est pas l'économie bisounours. On est dans une industrie avec de très gros enjeux financiers, culturels, sociaux, et très peu d'acteurs qui définissent les règles. C'est là le noeud du problème.
shann
Le 11 Novembre 2006 à 11h18
 


Premièrement mon accusation ne t'était pas spécialement dirigée, cependant tu remarqueras que si ton discour est purement commercial (et vu ton objectif, c'est une didactique pertinente), c'est très loin d'être le cas de la plupart des téléchargeurs - et je suis effaré de voir que sur un site informé comme Ratiatum on puisse lire souvent le type de commentaire dont je parle.

Maintenant j'entends très bien ton argument sur la limite, et il est évidemment très pertinent. Je pense même qu'on peut facilement quantifier le volume limite moyen - cette donnée existe déjà surement.
Ca soulève en revanche plus de questions que ça ne donne de réponse, mais je pense qu'au lieu d'en débattre indéfiniement ici il faudra que je comprenne mieux les rouages économiques d'une licence globale par exemple - je te mentirais si je te disais que je connaissais le sujet par coeur, mon niveau de compétence s'en tient davantage à l'industrie du cinéma.

Je me permets toutefois de redire que mon problème principal, au delà du fait de jouer l'avocat du diable sur une communauté qui passe le plus clair de son temps à lyncher le vilain bloc communis... pardon, les maisons de disque (et de façon bien trop triviale), c'est surtout le fait que la gratuité paraisse normale. Une licence globale, un paiement mensuel forfaitaire ouvrant l'accès à une blibliothèque illimitée etc, restent basés sur un modèle rémunérateur, et donc acceptable (reste à trouver les modalités du système évidemment, mais quand je vois que les cartes UGC illimitées fonctionnent très bien je me dis que c'est loin d'être impossible). Le téléchargement totalement gratuit en revanche reste un acte de piraterie dangereux, pas un acte de quelconque militantisme (le militantisme c'est ce que toi tu fais, avec un travail d'information et de réflexion) et je trouve fondamental de ne jamais l'oublier, car il y a eu un méchant glissement sémentique ces dernières années si j'en crois les commentaires de beaucoup.

Maintenant sur l'industrie de bisounours, merci de la remarque, je n'avais pas du tout idée des enjeux en question (dois je rappeler que je bosse pour un équivalent cinématographique d'une major?).
Cependant tu parles de situation oligarchique:
1/ Ca ne me choque pas outre mesure. Etant donné les coûts de production et de promotion d'un disque, c'est limite logique. Après je ne dis pas que ce sont des bisounours hein, mais je ne considère pas la situation de l'industrie du disque plus grave que d'autres. Et si ce n'est pas idéal, puisque ça pose comme tu le soulignes des problèmes de contrôle des méthodes de distribution, c'est une situation difficilement évitable. Et normalement pas insolvable. Mais oui, j'ai conscience que la discussion, enfin la négociation plutôt, avec ces 4 là doit vite dérapper vers des zones peu objectives.
2/ Je sais que tu me parles en termes marchands, et ce point n'est pas en réponse à ta remarque, mais j'insiste aussi pour les quelques uns qui viennent lire ce topic, une maison de disque possède une multitude de labels. Ces mêmes labels une multitude d'artistes. Et cette "oligarchie" n'entraîne ni une totale perte créative comme le prétendent certains, ni une possibilité de découverte d'artiste. Je connais pas mal de gens de l'industrie du disque qui sont de vrais passionnés, et même des découvreurs. Par contre je connais peu de personnes qui font la démarche d'aller découvrir des artistes.

Enfin sur le téléchargement réglementé sur itunes, est ce que tu pourrais me préciser ce qui empêche d'autres distributeurs de venir ? (c'est une vraie question hein, pas du tout ironique).
Elisheva
Le 11 Novembre 2006 à 12h56
Tu parles du consommateur? Disons qu'il y a peu de façon de découvrir ces artistes qui bénéficient de peu, voire d'aucune promotion.
Le P2P pose la question de la rémunération mais il a cet avantage: la promotion disparait. Chacun met en ligne ce qu'il aime, absolument tout ce qu'il vut, du dernier album des Rolling Stones jusqu'à son petit groupes d'amis qui jouent dans des caves insalubres, en passant par des chansons folkloriques ouzbèques des années 40. Bref, de tout. Pour découvrir, c'est idéal.

Après, ce qui manque, c'est un système pour payer les artistes qui ne sont pas dans le circuit classique. Imagine: tu découvres un groupe génial. Tu aimes beaucoup et veux acheter son Cd, mais il est introuvable. Donc le groupe ne sera pas payé alors que tu écoutes sa musique.

Qui doit-on blâmer?

Toi, qui as téléchargé, alors que tu es prêt à payer la musique?
Les majors qui ne mettent en avant que des albums formatés grand public?
Les distributeurs qui ne vendent que ce qui rapporte le plus?
Les radios donc la diversité se réduit comme peau de chagrin?
crusty
Le 11 Novembre 2006 à 16h14
Elisheva
Le 11 Novembre 2006 à 18h43

Accès limité aux possesseurs d'un certains modèle de balladeur, prix très cher, choix ultra limité...la "pertinence" ne sera pas au rendez-vous, avec autant de contraintes.
Kad Redal
Le 12 Novembre 2006 à 14h04


C'est assez simple. Apple ne veut pas s'embêter (ça se comprend) à traiter individuellemet avec chaque artiste qui veut vendre de la musique sur iTunes. Ils nouent donc des contrats avec les quatre majors pour avoir accès à leur catalogue, avec certains des plus gros indépendants, et pour le reste ils passent par les services de sociétés "aggrégatrices" de musique indépendante. J'ai le souvenir d'un accord d'exclusivité quelques semaines après l'ouverture d'iTunes, entre Apple et The Orchard. Pour qu'un indépendant figure sur iTunes, il fallait qu'il traite avec The Orchard qui prélève environ 30 % du montant qu'il perçoit, lui-même amputé d'environ 30 % par Apple. Aujourd'hui il doit y avoir deux ou trois aggrégateurs pour iTunes, mais pas plus. Et il n'y en aura probablement jamais plus.
Ensuite, il y a un jeu de pressions entre les maisons de disques et Apple. Si une major estime que ses chansons ne sont pas assez mises en avant, elle menace de retirer tout son catalogue. Dans le cas d'Universal, c'est environ 1/3 du catalogue entier qui disparaîtrait, par exemple. Ca insite Apple à laisser les indépendants de côté, même si dans le cas d'Apple c'est un peu plus compliqué puisque pour l'instant le rapport de force est à leur avantage. Mais ça ne durera pas éternellement.
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