Reportant le fait que les grands succès Internet actuels (MySpace, SecondLife) sont pris d'assaut par des groupes américains, République 2.0 souligne le manque de présence de la France et plus généralement de l'Europe dans l'économie numérique. Sont donc préconisées des actions visant à favoriser les organismes de recherche (notamment par leur développement européen et leur mise en réseau), la promotion de standards ouverts (logiciel libre) , et le soutien de la filière du logiciel et du jeux-vidéo.
Michel Rocard et son équipe reprennent l'idée de Chris Anderson de la "longue traîne", qui veut que la somme des produits qui font l'objet d'une faible demande peut représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers. Ils préconisent d'encourager pour cela "la pluralité des modes de financement" et la modernisation de la gestion collective des droits.
Concernant les questions relatives à l'administration, République 2.0 invite le gouvernement à faciliter les démarches administratives complexes pour les PME qui souhaitent s'octroyer des financements publics.
Dans un contexte où l'école est aujourd'hui concurrencée, dans sa mission de transmission du savoir, par la télévision, Internet, ou les jeux-vidéo, il devient impératif pour les enseignants de tirer parti des technologies éducatives pour accompagner l'élève dans la construction de son savoir. Le groupe recommande donc la diffusion et l'encouragement de l'utilisation d'outils numériques à l'école, comme les "Wikipedias éducatifs".
L'objectif de République 2.0 rejoint les préconisations de Renaissance Numérique concernant la résorption de la fracture numérique nationale (voire mondiale, avec le Fonds mondial pour la solidarité numérique).
Concernant la loi DADVSI, Rocard propose une remise à plat. Selon lui, cette loi n'a fait jusque maintenant qu'incriminer les internautes, pénaliser les acheteurs "légaux", et bloquer la recherche de solutions innovantes sans pour autant assurer une meilleure rémunération des créateurs.
Enfin, République 2.0 veut faire de "l'e-participation" une réalité. Pour cela, il préconise l'extension du droit de pétition aux pétitions électroniques, qui ne sont actuellement pas prises en compte, ainsi que la mise en place d'un dispositif d'animation visant rendre les consultations publiques effectives.