Se faire racheter par un fonds d'investissement est sans doute ce qui pouvait arriver de mieux à EMI... La major britannique était en effet convoitée depuis de très nombreux mois par sa rivale américaine, Warner Music Group, qui s'était vu rejeter une offre à 3,1 milliards d'euros au mois de mars dernier. Même si l'opération aurait pu permettre aux deux "petites majors" de se hisser au niveau des grandes Universal Music et Sony BMG, la philosophie des deux labels était sans doute trop opposée pour permettre une fusion pacifique et constructive. Les oppositions s'étaient d'ailleurs manifestées récemment par le souhait formulé par EMI d'arrêter les DRM, quelques jours seulement après que le patron de Warner Music Group ait indiqué qu'il n'était pour lui pas question d'abandonner les verrous numériques sur ses oeuvres.